Fermé pour la journée

Une série sur laquelle j'ai beaucoup apprécié de travailler, mettant en scène des tranches de vies d'habitants des montagnes japonaises à travers le regard d'un médecin de village. À la fois poétique, drôle et touchant avec de sublimes dessins, un must-have !
Fermé pour la journée s'insère dans une très belle collection du talentueux mangaka Saburô Ishikawa, aux éditions Black Box.

À retrouver sur la boutique officielle de Black Box.

Améliorer son style : les tics

L'éthique du langage

Tout ce dont je me souviens de mes cours d'Histoire de 5e sont les tableaux où l'on cochait le nombre de fois où la prof disait « en effet » ou « effectivement ». ^^'
Mais nous avons tous des tics de langage, plus ou moins intrusifs, en début de phrase par exemple, avec « En fait », « Du coup », etc, ou en guise de ponctuation finale : « quoi », « con » (du côté de Toulouse !), « tu sais… »

Cependant, ce petit défaut, très agaçant quand on le remarque, existe aussi à l'écrit. Si certains lecteurs risquent de ne rien remarquer, cela peut irriter les plus littéraires d’entre eux et devenir rédhibitoire !
En principe, ces récurrences sont plutôt différentes de celles qu'on pratique à l'oral (enfin, méfiez-vous quand même dans vos dialogues !).

Un tic de langage, ça peut être :

Un mot => exemple : bien
Tu as bien fermé à clé ? / ou : Tu es sûr d'avoir fermé à clé ?
Il est bien content. / ou : Il est très content.
Il est bien rentré. / ou : Il est rentré sain et sauf.
Tu peux trouver bien mieux. / ou : Tu peux trouver beaucoup mieux.

Un groupe nominal ou verbal => exemple : comme ça
Tu peux pas dire ça comme ça !
Il est arrivé comme ça, la bouche en cœur.
Alors, comme ça, tu étudies la philosophie ?

Ou encore une catégorie de mots.
Personnellement, je suis accro aux adverbes, souvent utilisés à profusion pour pas grand chose (il suffit de regarder cette phrase*, haha).

Comment s'en débarrasser ?

Votre première mission est évidemment (erf !) de les identifier.
Inutile de relire l'intégralité de votre manuscrit dix fois. Laissez-le reposer quelques temps et reprenez juste (ah !) un chapitre. Vous trouverez forcément (oh !) des coupables avec une volée d'une dizaine de pages.
Normalement (zut...), ils ne sont pas difficiles à repérer car ils sont facilement (>.<) remplaçables ou carrément (gnurf…) inutiles à l'intégrité de la phrase.
Un exemple ? « Oh ! Oui ! Un exemple ! Super ! Ouais ! »
Relisez ce paragraphe en supprimant tous les adverbes. Quelques nuances de sens disparaissent mais le texte est-il incompréhensible pour autant ? « Ah, non, vous avez raison ! » Je sais, merci 😉

Mon conseil :
Inutile de vous acharner au moment de l'écriture, surtout si vous venez de les détecter ou si vous utilisez le flow pour écrire. Cela ne fera que brider votre inspiration.
Gardez cet exercice pour l'une de vos relectures. Vous aurez plus de recul et la tête plus disponible.

Attention, le but n'est pas d'éradiquer l'intégralité de leurs occurrences, ces mots existent car ils sont utiles, mais de limiter la fréquence de leurs apparitions pour les utiliser avec parcimonie.

*Ou, les habitués l'auront peut-être remarqué, les autres articles du site… car, après une journée de boulot, j'ai la flemme :p

Hypogée

Un mot glané au hasard de mes consultations sur le Crisco !

Avant tout, il me semble judicieux de relever que, tout comme apogée, hypogée est un nom masculin. Par ailleurs, son "h" n'est pas aspiré et on dira donc : l'hypogée.

D'une façon générale, hypogée, mot d'origine grecque : hypógeios (ὑπόγειος), désigne des constructions souterraines et plus particulièrement, en archéologie, des caveaux funéraires.

Il donne les adjectifs :

  • hypogéen / hypogéenne, pour ce qui appartient à un hypogée ;
  • hypogé / hypogée, pour une construction se situant sous le niveau du sol mais aussi pour les organismes vivants se développant sous terre, dans une grotte, etc.
  • Quelques-uns de ses synonymes :

  • souterrain ;
  • trou, excavation ;
  • cave ;
  • catacombe, crypte, caveau…
  • Sources : CNRTL, Wiktionnaire, Crisco

    Améliorer son style : les lourdeurs dans une phrase

    Lorsqu'on est concentré sur sa rédaction, on a tendance à ne pas faire attention aux petits détails stylistiques. Pourtant, même si ces tournures de phrases passent à l'oral, elles ont tendance à plomber le texte. Au-delà de leur inélégance, elles peuvent aussi être voraces en longueur, et c'est problématique quand on est limité en nombre de signes, par exemple dans le journalisme ou la bande-dessinée.
    Voici donc quelques petites astuces pour gagner de la place et alléger votre rendu final !

    Les répétitions (cela va sans dire 😉 )
    En cas de galère, utiliser le CRISCO sur internet ou autre dictionnaire de synonymes.

    Les pléonasmes
    Tout le monde connaît « monter en haut » et « descendre en bas », mais certains pléonasmes sont très courants dans le langage et parfois un peu vicieux :
    Au jour d'aujourd'hui => Actuellement
    s'avérer vrai => s'avérer (ou pire, s'avérer faux, qui est un contresens !)
    une brève averse / une averse soudaine => une averse

    Les relatives en général (et leur profusion en particulier, surtout avec un comparatif)
    Le livre qu'il a trouvé dans l'étagère qui était au fond de la libraire est plus intéressant que le mien.
    Il a trouvé un livre plus intéressant que le mien dans l'étagère au fond de la libraire.
    Ça ne peut être que parce que nous avons quelque chose qu’ils détestent.
    Nous avons une chose qu’ils détestent. Ce doit en être la raison.

    Il y a / Parce que (vous avez dû voir ça à l'école !)
    Il y a longtemps que je n'étais pas venu ici.
    Je n'étais pas venu ici depuis longtemps.
    Il y a un oiseau sur la branche.
    Un oiseau se tient sur la branche.
    Il y a un chien qui garde la maison.
    Un chien garde la maison.
    Si tu es puni, c'est parce que tu n'as pas écouté ce qu'on t'a dit.
    Comme tu n'as pas écouté ce qu'on t'a dit, tu es puni.
    Comme tu n'as pas écouté les consignes / les conseils / les avertissements, tu es puni.
    J'ai pu partir en voyage parce que j'ai eu une prime.
    Grâce à ma prime, j'ai pu partir en voyage.

    Alors que
    J'ai eu une mauvaise note alors que j'avais bien révisé.
    J'ai eu une mauvaise note, pourtant j'avais bien révisé.
    J'avais bien révisé mais j'ai eu une mauvaise note.

    Le fait que / le fait de
    Le fait que tu sois toujours en retard met tout le monde dans l'embarras.
    Comme tu es toujours en retard, ça met tout le monde dans l'embarras.
    Tout le monde est dans l'embarras à cause de tes retards systématiques.
    Tu es toujours en retard et ça met tout le monde dans l'embarras.

    En tant que
    En tant que médecin, je connais mon travail.
    Je suis médecin, je connais mon travail.

    Est-ce que
    Est-ce que tu as faim ?
    Tu as faim ?
    Est-ce que tu as pensé à fermer la porte à clé ?
    As-tu pensé à fermer la porte à clé ?
    Qu'est-ce que tu es en train de faire ?
    Qu'es-tu en train de faire ?
    Que fais-tu ?

    Le futur avec le verbe aller
    Il va aller au Japon l'an prochain.
    Il ira au Japon l'an prochain.

    Voire
    Il a mis une heure, voire deux, pour venir.
    Il a mis une ou deux heures pour venir.
    Il a mis presque deux heures à venir.

    Thérianthropie et thériocéphalie

    Voici un petit article issu de mes recherches pour mon jeu de rôle qui fera plaisir aux amateurs d'étymologie et de grec ancien !

    Les thérianthropes (de θηρίον / thêríon : bête, animal sauvage ; et άνθρωπος / ánthrôpos : homme) sont des créatures à mi-chemin entre l'homme et l'animal, de façon partielle ou totale, avec ou sans métamorphose.
    La formulation la plus connue sur ce schéma lexical est celle de lycanthrope (de λύκος / lúkos : loup), ou plus communément loup-garou, mais les folklores du monde entier regorgent de ce genre de créatures : centaures, sirènes, faunes, tengu, dracontopodes (mi-humain, mi-serpent, comme Mélusine)…
    Le principe est également connu en Amérique précolombienne sous le nom de nahualisme.

    La thériocéphalie (de κεφαλή / kephalế : tête) désigne un homme, ou plus fréquemment une divinité, avec une tête animale ; une forme très prisée par les Égyptiens de l'Antiquité avec Anubis et sa tête de chacal ou Horus et sa tête de faucon (hiéracocéphale, de ἱέραξ / hiéraks : faucon) mais aussi l’hindouisme avec Ganesh, le dieu à tête d'éléphant et les très nombreuses représentations cynocéphalie (de κῠνο / kuno : chien).

    Les exemples ne manquent pas alors, si le sujet vous intéresse, n'hésitez pas à farfouiller parmi la grande variété de mythologies pour trouver plus de représentants du genre !

    Sources : CNTRL / Wikipédia / Larousse (étymologique)

    Une aventure capillaire

    Récemment, pour enrichir mon travail d'écriture sur un scénario pour mon jeu de rôle, j'ai fait un travail de recherche d'expressions et locutions autour des poils et cheveux.
    Voici le résultat :

    Les cheveux

    • Avoir les cheveux en bataille
    • Avoir un cheveu sur la langue
    • Tomber / arriver comme un cheveu dans la soupe
    • Ne tenir qu'à un cheveu / Passer à un cheveu
    • Se faire des cheveux / Donner des cheveux blancs
    • Avoir mal aux cheveux / Avoir les cheveux qui poussent à l'intérieur
    • Couper un cheveu en quatre
    • À s'arracher les cheveux
    • Avoir les cheveux qui se dressent sur la tête
    • Tiré par les cheveux / Capillotracté

    Les poils

    • Avoir un poil dans la main
    • Être à poil
    • À un / au poil de cul
    • Horripilant
    • Brosser / caresser dans le sens du poil
    • Prendre quelqu'un à rebrousse-poil
    • Être de bon / mauvais poil
    • Poilant / poilade / se poiler
    • Poil-de-carotte
    • Reprendre du poil de la bête
    • (une mission) Au poil
    • Avoir les poils / Ça me fout les poils
    • le poil-à-gratter
    • barbant / barber
    • au nez et à la barbe
    • parler / rire dans sa barbe
    • La barbe !
    • Barbe-à-papa
    • cigare à moustache (à ne pas apprendre aux enfants !)

    Divers :

    • Un coup de peigne
    • Passer une zone au peigne fin / ratisser

    Autres :

    • Monter sur ses grands cheveux
    • Capillarant
    • Être à cheval sur les cheveux
    • Avoir une fièvre de cheveux

    À cela s'ajoute quelques personnages : Laure et Al, le couple de barbiers-coiffeurs, leur fille Raiponce et leur triste apprenti Émo' Tif.